2009
15 déc

I know…  Ghosts can walk through walls

But I’m just a man still learning how to fall…

 

 

2009
18 nov

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27 rue Arnaud Miqueu-Bordeaux

Animés par Le Pan Pan Master et Maras ces Tout Talent Tuesday sont une vraie bouffée de fraicheur pour qui veut passer une soirée sans se lasser de 22h à minuit passé.

Voici le message :

 Tu es chanteur, peintre, musicien, sculpteur, slameur, dee jay, magicien, graffeur/graphiste, vidéaste, comédien ou même éleveur de slips slovaques ??!!!
Tu es débutant ou confirmé et tu souhaites t’exprimer sur une scène conviviale et te faire, pourquoi pas, un réseau d’autres gens talentueux??

Tu souhaites venir découvrir des talents multiples venus de la C.U.B et d’ailleurs??

Ne cherche pas plus loin le “Tout Talent Tuesday” est l’évènement qu’il te faut.

Nouveau rendez-vous régulier de la Dibiteri les mardi soir le “Tout Talent Tuesday” propose de faire partager le talent artistique qui existe en chacun de nous.

Tout est dit et le frisson, le sourire, l’émotion, l’éclat de rire sont au rendez-vous, je te le garantis!

 J’ai passé une super soirée et je t’invite ami bordelais à sortir ton arrière train de ton fauteuil trop mou, à lâcher ta télécommande trop froide, d’enfiler une paire de pompes et de venir le mardi soir à la “Dibi”.

 Sors de chez toi, tu verras, les loups y’en a pas en ville.

2009
28 sept

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Propulsé par les beats steppa’ d’un UK Dub à la basse écrasante, je m’envole en écho vers les aigus cuivrés de mélodies hypnotiques en quête d’ailleurs… Le skank régulier des pianos donne le tempo du track à suivre dans le gris quotidien de mes échappées où les vibrations de la skunk agissent de temps à autres, sur requête. C’est là que les riffs de mélodica me transportent et que je vibre à poumons battants, mon cœur étreint me tousse et expulse de mes narines avides les fumées épaisses d’un stick vert au parfum de spliff.

La réalité revêt pour moi sa parure de joie et m’invite à danser dans l’obscurité de mon repaire sur les beats steppa’ d’un UK Dub régulier et hypnotique dont les basses électrisent mon sang et de mes pieds agiles je danse! Je danse et je perds de vue l’hostilité d’un monde trop occupé à  marcher sur la tête et à avancer à reculons…

Propulsé par les beats steppa’ d’un UK Dub au foot drop percutant, warrior style, m’habite ce vécu de la veille au lever du soleil, en route vers l’épreuve où, par la rémanence des échos et de l’hypnose philosophale, je survole le bitume sans effort… Les voix affutées résonnent en Dolby Stéréo en parfaite harmonie avec les basses ténébreuses, se complètent dans une douceur qui me caresse entre les bises du fleuve. Confortablement engourdi, la tête étourdie je kiffe cet easy skanking… sans penser à demain.

2009
27 sept

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Sous une paillote, allongé sur un transat de Meia Praia, le soleil tape ma poitrine d’un piquottement salin. Les enfants sont à l’eau, ma douce à mes côtés parcourt de ses yeux apaisés les mots de Karen Blixen. La plage est fréquentée mais pas trop. Je jouis de ce moment de plaisir pur qu’accompagnent conjointement l’humour caustique de Tom Sharpe, les vendeurs de glaces, une mer bleue d’un azur peu commun sur l’atlantique et la sensation d’être en paix avec le monde entier.

Trainée par un avion à quelques dizaines de mètres au-dessus de moi, sans même que j’aie à bouger la tête, m’interpelle cette bannière publicitaire aux inscriptions rouges sur fond blanc “Sara Tavares, 06/08, Lagoa Festival”. Je me redresse d’un bond pour saisir mon téléphone portable et noter “Lagoa” dans le bloc notes. Il me faudrait voir si cette ville n’était pas trop loin d’Aljezur où un couple plein de bon cœur nous recevait généreusement.

Mappy m’informera que le lieu du concert se trouve à 70 km de là, mais quoi, Zut! C’est les vonconces, comme l’on dit par ici avec le sourire et l’intention bien ferme d’en profiter.

Après quelques spaghettis avalées rapidement, nous voilà partis, Sam (Salut Sam!) et moi pour cette virée nocturne où nous attendait, hormis Sara, la plus grande des inconnues : de quel lieu s’agissait-il? Une salle? Du plein air? Quels tarifs? Faisait-elle juste partie d’une programmation où était-elle la tête d’affiche? On verrait bien…

Une fois digérés les virages  incessants de la nuit portugaise, nous voilà sur une autoroute qui nous glisse vers notre rendez-vous.

Arrivés à Lagoa, après s’être garés comme on a pu, nous découvrons le site avec stupéfaction. Une organisation d’une précision et d’un professionnalisme comme je l’avais jamais encore rencontré pour un “petit festival d’été” : Entrée : 5€, une grande scène impeccable équipée d’un système sons et lumières digne des plus grandes scènes de plein air. Des stands de tous types avec des infos sur la région, des performances artistiques à certains endroits pour satisfaire le public pendant les changements de plateaux. Le site du festival se trouve sur une pointe qui entre dans la mer avec, de chaque côté, des falaises rocheuses qui surplombent de superbes plages de sable fin… A la pointe se trouve un phare et, tiens-toi bien, devant ce phare sont installés de gros canapés douillets pour permettre aux jambes épuisées par les luttes acharnées contre la force des vagues de se reposer, et regarder tranquillement, sur le mur du phare(et donc dos à la scène, mais face à la mer et sous une lune claire et la brise marine), la diffusion en simultané du concert.

Je n’en reviens pas.

Je m’arrête au stand de rafraichissements prêt à entendre le prix exorbitant d’un gobelet de la fameuse Sagres locale (il faut bien que tout ce cadre soit imputé quelque part avec mon raisonnement de français classique) : et là je tousse quand l’hôtesse m’annonce souriante : “1€“.  Ok, la soirée s’annonce vraiment parfaite.

Et enfin, Sara vient, nous éblouit de sa présence, de sa voix, de sa douceur et nous fait tanguer joyeusement aux sons subtils de ses mélodies.

2009
26 sept

On my way to work
2009
15 sept

Je passe entre les pétales

J’amasse sans qu’elles ne me parlent

Ouvrière au cœur homère

J’veux de la lumière

***

*

Je voudrais les interpeler

Lascive ivre les yeux distraits

Mais la ruche est trop occupée

Il faut bosser

***

*

Je volerai après feuillages et brumes

Voir à quelles fleurs les anges se parfument

 Là-haut l’air semble si chaud

Je suis de trop

 ***

 Je voudrais qu’elles ouvrent leur cœur

Qu’elles chantent chaleur, joie et couleurs

Mais il faut rentabiliser

Il faut bosser

***

*

Je passe entre les pétales

Je trace sans qu’elles ne me parlent

Ouvrière au cœur homère

J’veux de la lumière

***

***

Post-rock Song Try out N°1.
                                                                                                                                                                                                     Kwaame

 

2009
11 août

2009
26 juin

Il faisait chaud. J’étais chez mon cousin. On s’ennuyait, comme souvent le jeudi, où nous n’avions pas école. A Abidjan, pas de télé en journée, excepté entre midi et deux pour les infos. Je me souviens très bien…

 Lavoir à l’ancienne

Assis sur un lavoir, la joue posée sur mon avant-bras, à m’amuser des margouillats qui dansaient à l’ombre d’un palmier, j’entendis des voix d’enfants excités résonner devant la maison… Ils ne faisaient que passer. Les deux pieds sur le lavoir, j’étais en mesure de voir par dessus le mur et ce que je vis m’intrigua. Un attroupement d’une dizaine d’enfants soulevait la poussière et exprimait bruyamment son enthousiasme. Je sortis alors pour voir ce qui se passait. C’est alors que l’un d’entre eux me prit par le bras :”Viens! On va chez XXX (me rappelle pas de tout non plus), tu va voir c’est trop chic! Et puis ça fait peuuur!”

 C’est invitation soudaine sonnait comme un voyage à Disney World en comparaison de l’ennui qui minait ce début d’après-midi. Je suivis alors la troupe sans demander plus de détails, impatient de voir un truc “trop chic” et “qui fait peur”.

Arrivé chez le camarade en question, le voilà qui revient tout tremblant de la chambre de ses parents, un 33 tours sous le bras :

Michael Jackson - Thriller (1982)

Ouais c’est une photo de compact, vas scanner une pochette de vinyl toi!

Je me souviens ne pas avoir compris ce qui faisait peur… Le tigre sur la photo (photo qui se trouvait à l’intérieur de la pochette)? Ils avaient certainement entendu parlé du clip et associé ce sentiment à l’album. En revanche, ce dont je me souviens, c’est d’avoir écouté au moins cinq fois de suite cet album. Mes oreilles d’enfant n’en revenaient pas : c’était parfait. Loin d’être capable de le juger d’un point de vue purement musical, je sais juste que c’était différent de tout ce que j’avais entendu jusque là et que j’adorais. Surtout Billie Jean et Wanna Be Startin’ Something (Pardon Manu, c’est que je ne le connaissais pas ton Soul Makossa moi!)

Quelle joie quand j’ai découvert la cassette dans la voiture de mon père quelques jours après, je me suis dit :”mon père, il est au top!”

Quelques mois plus loin, j’ai pu visionner le clip de Thriller chez un autre copain, qui l’avait en cassette vidéo, et là j’ai compris pourquoi on me parlait de “peur”…

Depuis cette époque, il occupe une place à part dans ma discothèque. Celle de celui qui m’a offert un feu d’artifice un jour où rien de mieux ne pouvait m’arriver. C’est sûr que les controverses ne manquent pas et qu’on peut dire mille et une choses négatives à son sujet, mais pour la journée au moins, je préfère garder mon regard d’enfant de 8 ans (ouais pas trop quand même, enfin, en serrant les fesses quoi j’me comprends).

Si je n’ai pas l’habitude de faire dans l’événementiel, je ne pouvais malgré tout pas ne pas inscrire cette information sur les pages de ce blog :

Michael Jackson est mort.

2009
24 juin


 

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C’était dur.

Ouvrir mon cœur me donnait l”impression de l’offrir en pâture.

Des potes j’en avais… Je me souviens de celui-là… Nous écoutions du son, plein de son… nous jouions au karom, aux graves vibrations de Gregory Isaacs nous répondions par un sourire satisfait… Peu de paroles, juste être ensemble…

Des amies… nocturnes surtout… Je me souviens de celle-là… Le truc était de s’appeler en pleine nuit, réveiller l’autre.  Tout engourdis, nous parlions un peu, nous ne nous disions rien surtout, se sentir à l’autre bout du fil, écouter de la musique par combinés interposés. Compter les étoiles, essayer de regarder la même en décrivant le ciel… Nous partagions le moment le plus intime qui soit… sans jamais se toucher… En s’écoutant respirer…

J’ai toujours aimé cette intimité complice qui peut lier deux êtres sans que la parole ne soit un élément fondamental de leur relation. Souvent les mots gâchent la paix d’un de ces moments et désenchante l’instant. Si taire mes souffrances ou mes inquiétudes était confortable, ne pas en parler m’a empêché de les analyser avec lucidité. En parler allait m’initier à cet exercice de mise en perspective…

 

J’y suis parvenu

Ouvrir mon cœur et “dire les choses” ont été nécessaires pour évoluer humainement.

On ne construit malheureusement rien de solide avec le silence. Le silence peut être magique, tant que l’on profite de l’instant. Cependant, la société humaine, à l’exception de quelques peuples, est faite de conventions  sociales qui imposent d’exprimer et dire à l’autre ce que l’on pense, ce que l’on ressent… Ce n’est qu’à cette condition que ce dernier entend la confiance qu’on lui accorde. Silence rime avec méfiance…

J’ai aimé m’ouvrir malgré tout, mon champs de vision s’en est élargi, notamment sur les notions de don de soi, d’amour et de partage. Ce fut non sans heurts…

 

Pour finalement en revenir

Ouvrir mon cœur m’a fait du bien, et du mal plus encore…

La parole est bénéfique quand elle est maitrisée et exprimée avec recul. Si l’on ne construit rien avec le silence, la destruction est aisée quand viennent les mots. Les extrémités de la boucle se rejoignent. Au diable la douleur dans mon cœur. Je lui ai promis qu’il n’aurait plus mal… Je le protège désormais de toute violence et je crains que cela ne commence par un usage mesuré de la parole et pour certaines choses plus profondes, par un retour vers le silence. Ça tombe bien, j’y suis à mon aise, de nouveau. Si la parole reste nécessaire, elle ne sera plus superflue.

Tu n’auras plus mal.

2009
20 juin

Celui qui a vu le lion et celui qui ne l’a pas vu n’ont pas la même manière de courir.

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